La dictature de la Culotte

Publié le par Mademoiselle S

J'ai longtemps hésité à vous mettre cette note.

Ceci est une note de fille, pas dans le sens futile, mais plutôt dans le sens sujet qui font rougir, et accessoirement sujet dont seules les filles se préoccupent. Mais le débat entres amis ( ok, j'ai pas trop d'amis, c'est resté un débat entre trois personnes) est allé tellement loin qu'il faut que je vous en parle. Et puis moi, ça me fait toujours autant rigoler.

Voilà donc comment une de mes amies est allée à l'encontre de la dictature de la culotte.

Un jeudi soir pluvieux, l'amie constate qu'il lui reste -ô malheur des filles qui ne prévoient pas assez- une seule et unique culotte. Le calcul est vite fait : elle rentre chez elle le vendredi soir. Mais il lui reste le jeudi soir et le vendredi toute la journée. Puisqu'il fallait bien trancher, la culotte fut reservée à la journée du vendredi. Jeudi soir donc était déclarée nuit sans culotte. Elle a pris son bain, a mis son pijama sans culotte et est sortie de la salle de bain. Il paraît que là, un mystère s'est éclairé : celui de la démarche de Lucky Luke. C'est vrai, pourquoi ce vieux mais toujours drôle personnage de BD marchait-il en écartant les genoux? Sans doute aucun nous sommes en mesure de vous répondre : il n'avait pas de culotte, et il n'avait pas l'habitude. Passée cette première impression, la jeune damoiselle avait presque réussit à retrouver une démarche normale quand... elle s'assit malencontreusement, comme à son habitude, dans son canapé. Avant de se lever de surprise dans la seconde même; mais que c'était-il passé? Qu'était-ce? Ce contact rugueux, tout bizarre, mais oui, c'était la levée d'une des principales barrières de la forteresse qui entoure notre popotin qui lui faisait redécouvrir le poid tactile des choses. Je vous passe donc son bond d'un mètre lorsqu'elle s'est appuyée au bord métallique de l'évier, ou encore lorsqu'elle s'est assise par terre, devant son ordinateur. C'était la preuve par quatre de ce qu'il faudra convenir d'appeler la dictature de la culotte. On vous conditionne tellement à en porter, toute votre vie, que toute mémoire tactile s'efface de vos fesses durant ces longues années d'emprisonnement. Imaginez un peu qu'on nous oblige à porter des gants très épais, version gants de motard, toute notre vie. imaginez le jour où on nous fait passer au simple gant en latex. C'était le pétillant paradis, la redécouverte, une liberté rendue, une postérieure nouvelle exploration du monde.

Mais puisqu'il faut bien donner un peu de portée réflexive à ce texte largement en dessous de la ceinture, il faut que je vous dise le point de débat furieusement polémique qu'il a ouvert. A cette anecdote, nombreux sont ceux qui ont objecté : mais elle avait qu'à garder la même culotte pour le jeudi soir et le vendredi. Mes cheveux se sont hérissés ; quoi? Une seule culotte en 24h? Mon éducation a été remise en question en deux minutes 30. Il semblerait que le principe ancestrale de maman, la règle intransgressable des deux culottes en 24heures, ne soit pas une règle universelle?  Déjà que je tombe des nues quand j'entends dire qu'une douche par jour suffit ( tout s'explique quand on voit que les français sont de très faibles consommateurs de savon), alors là, une seule culotte, ou slip, ou caleçon, ou tout ce que je vous voulez en 24h, nuit et jour, jour et nuit, ça m'a sciée. Et je reste perplexe devant la possibilité de se lever et d'aller se coucher avec les mêmes sous-vêtements.

M'enfin, quoiqu'il en soit, j'invite donc gracieusement tous ceux qui le veulent à tester les jeudi sans culotte, parce que franchement, je trouve ça drôle.

Ceux qui pensent que la demoiselle de l'histoire n'est autre que moi-même n'ont pas besoin de lever le doigt, merci.

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Publié dans Carnet de Vie

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G
Bah, il suffit de dormir a poil, et c'est ca d'economisé en sous-vetements :-)
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N
Tout à fait d'accord avec toi sur l'hygiène... Selon l'Humanité, en 1991, la consommation annuelle de savon de toilette par habitant s’élevait à 581 grammes, soit seulement deux petits savons (cf. article ici). Quand je vois que j'en consomme presque un par semaine (même si je suis allergique à de nombreux gels douches, quand même !...). J'en suis ahuri... Idem pour les vêtements. Je ne vois pas comment on peut sortir de la douche et remettre des fringues sales...<br /> Et pour te répondre sur la dictature, tout à fait d'accord avec ton amie. Je ne te dévoilerai pas les circonstances, mais il y a quelques années, j'en ai eu conscience avec un phénomène étonnant: les courants d'air chaud et les d'air froid. Dans l'eau, en nageant, on s'en rend aisément compte. Mais dans l'air, c'est exactement la même chose: un pas en avant, courant d'air chaud; un pas en arrière, courant d'air froid! Un vrai bonheur...
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