Chez moi, c'est beau
J'ai l'impression d'être une propre touriste chez moi en ce moment.
Voilà quelques jours que je suis à peu de choses près installée sur Saint-Denis, et je reste ébahie devant la beauté de mon chez moi. Pas la beauté de mon appartement, dont la tendance est pour l'heure à l'ethnique-dépareillé. Non je parle de la ville, de la mer, de la montagne. Quand je prends le bus et que je descends l'avenue Georges Brassens ( vous savez, devant la fac et le rectorat), je suis toujours baba devant le fait que si je tourne la tête à droite, je vois la mer. Et si je tourne la tête à gauche, je vois la montagne. Je fais donc figure d'ovni à côté des lycéens et salariés qui eux, regardent leur montre, indifférents.
De même, l'IUFM est ici niché sur un pan de montagne. Et je pourrai rester des heures sur la terrasse de la petite Cafet', à apprécier l'écrasante masse verte à quelques mètres, qui vous noie tout horizon, qui vous noie tout court.
Mention très bien aussi pour les couleurs. Le vert fluo des cocotiers. Les clochettes des chats de ma cité. Le vrai bleu aggressif du ciel.
Je regrette moins les courbes amoureuses des monuments de Paris. Et parfois quand mon corps me rappelle à la douleur, je me dis que je n'aurai pas du perdre de temps, je n'aurai pas du partir.