Et pendant ce temps là, chacun son sien
Et pendant ce temps là, chacun son fou du téléphone.
Vous vous rappelez, pour ceux qui ont suivi la saison 1 de mes non-aventures, du fou du téléphone parisien, celui qui terrorisait Petite avec ses gros gros mots.
Bon eh bien voilà, j'ai maintenant le mien, mais façon - certes plus agréable- lover invétéré.
Il y a quelques temps, pour pourvoir à mes appétits chaussuresques et vestimentaires, j'ai passé une petite annonce pour des cours des soutiens scolaires, avec mon numéro de téléphone, dans la plus pure tradition estudiantine.
Ce soir, à une heure indue, téléphone sonne. Mom m'annonce que c'est pour l'annonce. Je décroche mon poste, et là, c'est le drame:
- Allo Mademoiselle S ( le jeune homme m'appelle par mon prénom).
- Heu oui, qui est-ce?
- C'est Le Garçon de la récré ( oui il faut bien préserver son anonymat comme on peut).
- Heu mais je ne connais pas de garçon qui ait ce prénom.
- Mais si, sauf que devant ta mère, j'ai dit que c'était pour l'annonce. Rappelle -toi, j'étais toujours derrière toi durant les récrés. Ca fait un bail qu'on s'est pas vu.
- Ah ouais, mais vu comme ça, y'avait un paquet de monde derrière moi dans les récrées.
- Tu sais j'ai toujours été amoureux de toi en fait
- Hinnnn , il résout ma question de savoir si j'ai un jour marqué un garçon. Bin, il n'empêche que je ne connais pas de personne de votre prénom, vous devez vous tromper.
- Mais si la dernière fois qu'on s'est vu c'était à Saint-Denis il y a deux ans.
- Gratte gratte le crâne.Il y a deux ans j'étais à Saint-Pierre avec Emy ou alors à Saint-Denis avec le Garçon photographe,
- Tu étais en métropole ces temps-ci, mais où en métropole.
-hoooooo hé de quoi j'me mêle. Bon allez, bonne nuit jeune homme.
Debout devant le combiné décroché j'hésitais entre deux postures, mourir de rire devant cette brave blague. Ou , ou, ou, rester décontenancée avec raison devant le fait que ce jeune homme connaisse... mon prénom...
Une chose était sûre, il fallait sur le champ appeler Petite pour un peu de commérages.