Les raisins secs de la colère

Publié le par Mademoiselle S

Je sais, le titre est bidon.

C'est juste que c'est comme les excuses, on sait jamais trop comment présenter ça. Ceci dit la comparaison avec les raisins et les excuses s'arrête ici, puisque je ne compte pas en présenter. C'est juste que j'y ai réfléchi, à la colère. Comme dirait mon professeur préféré de vidéoconférence : Nous sommes heureux d'apprendre que vous avez réflechi, Mademoiselle. Et?

Bref, j'ai piqué une colère Lundi dernier. Hin quoi, ça s'est vu. J'assume mes sentiments et les raisons de la colère. Ceci dit, pourquoi cet arrière-goût de déplacé, de too much?

Certains diront que je suis juste bipolaire. Moi je pense que la colère, surtout comme je l'aime, est plus simplement expliquée quand on la rapporte au nombril. Quand j'étais petite, je piquais des colères monstrueuses lorsque l'on ne me donnait pas ce que je voulais. L'objet du désir. Plus tard, quand j'ai compris qu'il est des choses qu'on ne pouvait pas m'offrir, quand la raison avait assis son règne, j'avais beau me bercer de gentilles morales, je sentais une haine, une colère, un feu dévorant au creux de mon estomac, plus forte que toutes les logiques du monde. Du coup, évidemment,  mon humeur massacrante n'épargnait personne.

Mais si la colère était peut-être une preuve d'amour? Je ne m'emporte que pour ceux que j'aime. Ou ce qui en vaut la peine. On repassera pour l'humanisme, mais je ne saurais jamais me mettre en colère pour les baleines décimées par les chasseurs. Profond dépit, immense dégoût. Mais jamais de colère.

Qui sait, finalement mon mauvais fond est peut-être plus chrétien qu'on le pense. Je ne saurais avoir de colère qu'à la mesure de mon amour. Pour moi même ou pour les autres.

 

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Publié dans Carnet de Vie

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