Beautés désespérées
Je ne suis pas fan de télé. Ni de séries. A part Friends ou quelques unes. Mais là, là, être entourée de 12 capésiennes en herbe fans de Desperate housewives, ça convaincrait même une bonne soeur. Mademoiiiiiiiiiisssssssellllllllle il faut que tu vois ça. Je me suis donc fait prêter les saisons 1 et 2. Et là, j'avoue, je suis droguée, il m'en faut toujours plus, j'ai téléchargé tous les épisodes dispos de la saison 3.
Le pire, c'est que je ne sais pas pourquoi j'accroche. Nik/Tup il y avait du sexe et des hommes méchants. Urgences il y avait des gens qui sauvent des vies et des gens gentils et malheureux. Friends il y avait des blagues débiles. Mais Desperate? Je pense que la série, part la simplicité et l'accentuation du cliché de la psychologie des personnages, a réussit à séduire le fond de perfectionnisme qui réside en toute femme. C'est vrai quoi, au fond, je ne voudrais pas seulement être une bombe sexuelle. Je voudrais être la version au dessus : Gabrielle Solis. Et puis, depuis que j'ai mon appart' je n'essaye pas seulement d'être une bonne maîtresse de maison, j'aimerais juste être la meilleure. La preuve, j'ai crée un système ou je peux écrire le nom de mes invités sur les tiroirs de la commode de la salle de bain, dans lesquels sont rangés les serviettes, petits savons et parfois bonnets de bain à leur intention. Et puis dans ma vie professionnelle, j'aimerai juste être meilleure que mon mari, comme Lynette. Et quitte à être célibataire, je préférerai l'être comme Mayer, à fond les pédales.
Du coup je m'amuse toute seule dans la vie à me caricaturer façon Desperate. Quand je fais la belle dans la rue piétonne, je marche comme Gaby. Et croyez-moi, je ne m'étais pas payée une barre de rire depuis très longtemps. Et quand je reçois, je prends un accent comme Bree. Et quand je téléphone à ma soeur pour lui donner des nouvelles du carnets des garçons, je la joue façon Suzan. Là où la vie deviens une pièce de théâtre. C'est pas mal pour éviter de me dire que je ne serai jamais une parfaite - ni même moyenne- maîtresse de maison, ni encore une célibataire fashion, et jamais jamais une bombe sexuelle. Et après les compulsions alimentaires, s'envoyer quelques épisodes de desperate, ça fait du bien. Surtout quand la journée à été dure. Dure comme de voir son médecin sexy main dans la main, même la quarantaine grisonnante, avec sa femme, fade.
Il paraît que ça s'est traduit par Beautés Désespérées en France