25!

Publié le par Mademoiselle S

Mieux vaut tard que jamais, avant hier je me suis rendue sur le site de l'IUFM pour prendre des nouvelles fraîches. Surprise! Les listes d'admis en première année y sont publiées et je suis dans le lot. Juste un peu inquiète du temps que mettra ma convocation pour faire une ballade par Paris avant d'arriver à la Réunion, j'espionne un peu les promos. De prime abord , je ne connais personne, mais ce qui me désole le plus, c'est l'enfer capillaire tout annoncé qui m'attend.

25!

25 nanas dans ma promo. Pas un mec, pas un homme, pas la moindre goutte de testostérone, pas la moindre petite odeur d'after-shave pour détendre l'atmosphère. Je ne nous donne même pas un mois pour que ça tourne au pugilat généralisé.

Parce que les classes de filles, je connais. Triste destin des filières littéraires, la mixité, on connaît pas. En classe de première et seconde j'ai quand même été vernie : un pourcentage inférieur à la moitié de papangues ( oiseaux carnivores), dont deux spécimens quand même très représentants de l'espèce. Et quatre garçons. Un beau gosse aux sourcils maures. Un petit sympa tout maigrelet. Un grand très zen et maigrelet, et un petit nerveux ; tous des amours. J'ai donc pu régner ( j'étais déléguée de classe : à chacun son heure de gloire hin) en maintenant un relatif équilibre.

Durant nos humanités, le nombre de garçons s'est considérablement réduit et, problème de la fac, sous notre oppression, les deux seuls représentants du clan masculin ont fini par disparaître je ne sais trop où. Emplois du temps croisés obligent, nous ne nous voyions heureusement que moins de six heures par semaine, ce qui ne suffisait pas à éviter les surcharges éléctriques qui flottaient dans l'air de la petite bibliothèque.

Alors, cette année, je sais par avance que ces 24 nanas vont me rendre la vie infernale. A tous les coups il y aura les méchantes-méchantes. Les motivées pour réussir qui marcheront sur vos têtes avec leurs talons aiguilles. Les gentilles-perfides, de celles que vous laissez copier sur votre devoir et qui vous grillent à l'arrivée, et les gentilles-gentilles : celles qui ont tout pour elle et qui ne le savent pas. Mon côté pas gentille étant ce qu'il est il y aura sûrement les trop belles pour que je les aimes, celles qui ont une vie sociale parfaite pour que je n'aie pas envie de leur arracher les yeux, et puis celles qui nagent trop dans l'argent, et celles trop minces, ect, ect...

Moralité : il me faudra redoubler d'efforts ( surtout vestimentaires(!)) pour pouvoir me faire une place dans ce flot de dentelles, et c'est pas demain que l'homme de ma vie m'attendra sagement dans ma promo.

Publicité

Publié dans Carnet de Vie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Dire que moi je me plains qu'en médecine il y a plus de filles que de garçons........  Je compatis.
Répondre
N
Quand j'ai eu la joie, il y a quelques années, d'entrer à l'IUFM, nous étions deux garçons. J'imagine que beaucoup de nos camarades nous enviaient. Ce n'était en vérité pas toujours agréable, même si, en général, les filles étaient plutôt sympas et nous chouchoutaient.<br /> Mais quand cinquante yeux de filles te dévisagent alors que tu arrives en retard, que tu sors de la douche et que tu as mis le jean qui te fait un derrière d'enfer, eh bien, force est de constater qu'il faut pas mal de recul et d'humour pour ne pas être mal à l'aise...
Répondre
M
Ahlàlà, voici bien longtemps que je n'ai pas eu le doux reveil matinal scolaire que procure l'arrivée en grande pompe d'un homme entrant dans ma classe :) De tant détailler le jean des garçons, ça évitait aux filles de médire sur les chaussures de leurs voisines.