Carnets de vies
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Il y a sans doute quelque part sur ce blog un vieil article qui criait ma haine des garçons à 20 ans. Pas de tous les garçons, non, de ceux qui vous prenaient comme un corps, désiraient votre
bouche et votre peau jusqu'à la derniere miette, et pour qui c'était tout. A 20 ans les garçons voulaient du sexe.
Maintenant que j'ai presque 25 ans, c'est presque sans même une once d'aigreur que je constate que les garçons ont changé. Ceux sont des trentenaires maintenant, et ils ont peur du sexe.
Alors bien sûr, comme le monde est toujours monde, les garçons cherchent les filles, surtout les garçons en couple, mais ils sont safe. Ils savent bien maintenant qu'ils seront pères de
famille, presques mariés tous, avec une femme et une certaine réputation. Alors ils vous cherchent toujours et moi je souris doucement des milligrammes dont ils se suffisent. Avant, là où on
voulait me caresser, on ne fait plus que m'effleurer. Les bras se frôlent , assis en rangs serrés lors des réunions. Là où on caressait mes cheveux, on fait juste semblant, maintenant, de
m'enlever une brindille. Alors qu'avant on mettait une main sur ma cuisse en conduisant, on se contente d'une tape, assortiment d'une blague vite pensée, vite débitée. J'en ai trois en ce moment,
des comme ça. En couple, un peu heureux, beaucoup malheureux, et qui viennent respirer dans ma compagnie un peu d'une autre vie rêvée. Le premier est un grand timide, heureux par dépit, parce
qu'il a choisi cette voie. Quand il me parle certains jours je vois un pli sur son front qui m'indique qu'il pense à tout autre chose qu'à ce qu'il dit. Souvent je rigole parce qu'il parle à mes
jambes et que le rouge lui monte aux joues, ces jours-là. Le deuxième ne se leurre pas : il s'est lassée d'elle, mais c'est comme ça, ça fait 9 ans, et il sait vivre avec elle. Et comme il est
malin, il nous ménage des pauses en dehors du boulot pour pouvoir poser un bras sur mes épaules. Le troisième est un don juam. Il n'est l'homme de personne, il a aussi choisi cette voie là. Je ne
suis qu'une fille de plus. Cependant ceux sont des hommes bien, tous. C'est bien parce qu'ils sont sages qu'ils ne font que flirter avec le corps d'autres femmes, qu'ils ménagent en douce,
parfois sans hypocrisie, l'équilibre qu'il faut à leur égo, à leur libido. Alors qu'avant il fallait défendre les corps contre les assauts sensuels des hommes, maintenant, il faut guetter l'ombre
d'un baiser avec espoir. Parce que les garçons auront toujours besoin d'un autre parfum, d'un autre rire, et d'autres cheveux, mais que maintenant ils ont peur, qu'ils
ont trop à perdre. Pour tout ça, je sais donc intimement qu'aucun d'entre eux n'osera jamais, ne quittera sa femme pour moi.
je reviendrais peut etre... surement
Je suis éditeur de périodiques à la Réunion. Je souhaiterai vous proposer d'animer une rubrique. Si possible, contactez moi sur mon mail.
@ bientôt peut être.