Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

 

Carnet littéraire

W3C

  • Flux RSS des articles
Mercredi 14 février 2007

2007, 14 Février

Ce soir c'est la Saint- Valentin.

On s'est rencontré dans un certain mois, à une certaine année. A moins que se soit hier. Ca n'a pas d'importance. Il fait des choses dans la vie. Il joue dans mes cheveux et il me chatouille. Il a eu plusieurs métiers mais je m'en fous. Ca n'a pas d'importance. Je ne sais s'il est gros ou mince, brun ou blond, et si sa peau est sucrée ou salée. Peut-être qu'il est tout à la fois : ça arrive. Souvent même. Mais c'est le bon.

Ce soir je lui fête une Saint-Valentin.

J'ai eu une longue journée à l'IUFM mais c'est pas grave. Tout était prêt d'avance. Quand je suis rentrée j'ai pris mon bain. Puis j'en ai fait couler un pour lui. Je vais le laver centimètre par centimètre, le sécher, l'habiller.  Ce soir il est à moi, c'est mon valentin. Je vais prendre en charge son corps et son esprit. Puis je lui ferai à manger ce qu'il aime. J'ai préparé une jolie table d'amoureux, sur la terrasse, et j'ai allumé toutes les bougies dans les bibliothèques. On est beau dans la lumière des flammes. Je l'allonge sur mon lit. En long, bien en long . J'ai acheté de l'huile de massage exprès pour lui. Elle a été faite pour lui. Jambe par jambe, centimètre par centimètre. Phalange par phalange. Arcades sourcillières les une après les autres. Je détresse ses muscles pour les mettre au repos. Je dépouille ses nerfs pour les mettre hors service juste un moment. J'ai déboité ses os les uns après les autres, de bas en haut, en m'arrêtant bien sur la colonne vertébrale. J'ai posé tous ces morceaux de lui sur le lit, sans les réajusté et j'ai admiré sa présence. C'est à ça qu'on sait qu'on aime quelqu'un. Quand on est capable de le faire et de le défaire, les yeux fermés, morceau par morceau.

Je suis en nage dans la chambre peu aérée. Lui dort. Se réveillé, se retourne, m'attrappe et me couche sur son corps.

Bonne Saint Valentin mon amour d'une vie rêvée.

Par Mademoiselle S - Publié dans :  Carnet des Garçons
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 14 février 2007

Mardi soir, minuit et je vais au lit. Alors que je plonge dans le sommeil, dans le moelleux du traversin que je serre dans mes bras en m'imaginant les muscles fermes d'un autre, un truc dérange mon... chant auditif.

J'ai une copine capésienne qui a un lapin nain. Un mâle, pas castré. Du coup, ses autres copines proprios de lapines naines lui emmènent souvent les donzelles pour récolter le fruit de l'activité brève mais intense de Poupoune ( le mâle, oui oui).  Elle me fait toujours rire lorsqu'elle arrive un matin et dit : " ah ouais bin hier Poupoune avait de la compagnie. Il l'a envoyée en l'airrrrrrrr, toute la matinée, incroyable." Et oui, le verbe s'envoyer en l'air ne fait plus l'air d'être pronominal. Il fait l'air d'accepter un COD.

Minuit 10 donc et je me décide à sortir de ma léthargie.

- Hannnnnnnn, haaaaaaaaa ouiiiiiiii,haaaaaaaaaaaan, haaaaaaaaaa.

Hummmm je fais quoi là, je dors? Oui je suis dans mon lit et je suis à Saint-Denis, ce n'est donc ni Petite, ni moi.

- HHHHHHHHHHHHHHHHHANNNNNNNNNNNNNNNNN ouiiiiiiiiiii, haaaaaaaaaaan, hhhhhhhhhaaaaaaaaaan

Humm humm, c'est pas la télé visiblement, ça vient de dehors et ça vient du coeur. Est-ce que tu crois que tu rêves Mademoiselle? Ca arrive à tout le monde de faire des rêves cochons hin tu sais, réveilles toi, allez. *Mode réveil complet on*

Assise dans lit et le traversin dans les bras, un peu effrayée la nana hin, j'ai juste eu le temps d'émerger pour assister à l'apothéose finale :

- hhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnn.

Purée, c'est la Saint Valentin depuis un quart d'heure et ils ont déjà décider de m'emmerder.* Rendors*

Par Mademoiselle S - Publié dans : Carnet de Vie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 13 février 2007

Faute d'avoir de Valentin, je m'occupe d'une valentine : Petite. Ca y est, ça fait six mois qu'elle est avec son Garçon. Il est toujours égal à lui-même : c'est Petite le soucay.  Petite et l'amour, avant, c'était ça :

" Oui alors moi je suis to ta le ment pour la vie de couple version Thierry Ardisson- d'ailleurs je lui trouve un truc-, c'est à dire de faire domicile à part. Sérieux, je me vois pas supporter un mec sept jours sur sept. Premièrement il m'insupporterait, deuxièmement il boufferait mon espace vital parce que moi je pars du principe que dans l'ordre il y a d'abord ma famille et puis mes amis et que jamais je ferai passer mon mec avant mes amis c'est le comble de la connerie et c'est le debut de l'asservissement c'est moi qui commande un point c'est tout il faut pas te laisser attendrir de toute façon on sait à quoi ils marchent et

- Petite il est 3heures du mat. Ta gueule."

Maintenant, Petie au téléphone, c'est ça :

"Oui mais tu comprends, il dit jamais ce qu'il pense, il fuit mes questions, j'arrive jamais à le piéger et en plus il fait l'air pas jaloux parce que depuis que je fais de la salsa non seulement il veut pas m'accompagner mais en plus il s'en fout que je danse avec d'autres et puis tu sais il insiste jamais pour qu'on se voit quand son frère vient il y en a que pour lui et je te parle même pas de ses parents et puis il parle jamais engagement ni rien même s'il est toujours très doux quand on se voit et puis par contre le pire pour la Saint-Valentin il a rien dit rien de rien à mon avis il fait comme si il voulait pas fêter.

- Petite , c'est moi qui appelle, c'est moi qui paye, donc c'est moi qui raconte ma vie. Oui c'est comme ça."

Bref, elle est une adulescente amoureuse et accro, elle piétinne admirablement ses principes pour les beaux yeux du beau brun et c'est tant mieux, c'est la part de faible humanité en elle qu'elle a toujours voulu récuser. Six mois. Pour cette Saint Val', elle aura un resto , et pas de fleur. Lui il aura son corps dans une  nuisette Darjeeling et leur plus belle photo encadrée. On se rattrappe comme on peut.

Heureusement que je serai là cet été, pour lui essuyer les yeux et lui recoudre le coeur.

Par Mademoiselle S - Publié dans : Carnet de Vie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 9 février 2007

Vendredi dans la vie scolaire. J'étais là, je faisais rien de spécial et je ne pensai à rien de spécial quand il est entré. Et là, j'ai eu la réponse au soupir blasé d' Elle : l'amour comme au collège, ça existe encore. J'ai eu des papillons dans le ventre, plein, une  nuée qui s'envole, qui se frotte aux paroies et virevoltent. Comme dans nos premières amoures collégiennes. Comme quoi, Céline avait sans doute raison : l'amour existe encore.

Lundi, scéance commérages avec les filles, et l'objet de mon désir s'est éparpillé comme du sable dans baignoire, vous savez, comme les filles quand elles prennent leur douche en rentrant de la plage. Plein de sable dans un petit filet d'eau sous la douche, les grains dans un ordre bien rangés. J'ai appris que sa femme était superbe, que ça faisait longtemps, qu'il était un peu plus vieux que je ne le pensais, que la vantardise l'etouffait et qu'il était capricieux et légèrement imbu de sa personne , puisqu'il avait de quoi. J'ai aussi appris que je n'étais ni la première, ni la seule. Toutes, elles étaient toutes passées par son charme envoûtant.

Et non plus comme au lycée, non plus comme au collège, mais plutôt comme dans le désenchantement d'une vie d'adulte, mon désir m'est passé;  je ne craque plus pour ce demi-dieu.

Par Mademoiselle S - Publié dans : Carnet de Vie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 6 février 2007

Ce soir je voudrais faire le coming-out de ce blog. Oui, il y a des moments où je souhaiterais que ce blog soit complètement rose, sans complexe inutilement  superflu. Oui, et elles l'ont fait avant moi, ce qui rend toujours plus facile les innovations. Elles, c'est les filles que j'ai découvert grâce à la très bonne selection de Yannick, qui a eu le courage la bonne idée de créer une rubrique de blog de filles. Parce que moi aussi j'aurai pu écrire l'itinéraire d'une enfant gâtée, parce que moi aussi j'ai vécu la truculente vie d'une parisienne à Paris. Et puis moi aussi je serai cap' d'écrire un article rien qu'avec des grands cris, je revendique donc une nouvelle rubrique de ce blog, les carnets de filles. Y seront soigneusement rangés des pensées de filles, des chaussures de filles, du maquillage de filles, et des testings de filles, plus spécialement des testings de magasins de la Réunion. De fille.

Cette note inaugure bien la chose, puisqu'au fond de moi, je sens une immense pointe de jalousie : elles ont un blog de filles , l'ont fait avant moi et mieux que moi. Rahh, spa possible ça, je suis bien une fille.

Par Mademoiselle S - Publié dans : Carnet de filles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus