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Carnet littéraire

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Mercredi 28 février 2007

Il y a une question qui a beaucoup cotoyée, en terme de popularité, celle du passage en alerte orange ou rouge ces temps-ci : est-ce qu'il y a école demain? Les mioches ont du se réjouir puisque  samedi ,lundi, mardi et mercredi en bonus cadeau, ils n'ont pas mis les pieds à l'école. Mais ils ne sont pas les seuls, et ce soir je voudrai faire le coming-out des profs qui n'ont pas manqué d'attendre la même réponse de la part du recteur : les établissements restent fermés. Dans ma croisade contre les faux sentiments qui voudraient que, surtout dans l'éducation nationale, on aime son travail, et qu'on s'inquiète démesurement du retard pris sur le programme, je me range ce soir dans le camp des point trop n'en faut. C'est vrai quoi, c'est bien les cours, les sonneries, les cafés entres collègues, mais quand on peut rester chez soi à se faire les ongles de pied tout en étant payés, on redevient un travailleur basique : la glandouille, c'est mieux.  Ce soir j'ai appris que les petits mioches ont encore une journée de sursis, et les PE avec (tssss) alors que moi, pauvre de moi, il faudra que je mette mon réveil.

Quoi? Dans la fonction publique on fait qu'se plaindre? Qui a dit ça dans l'assistance hin, j'l'ai entendu...

Par Mademoiselle S - Publié dans : Carnet de Vie
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Mardi 27 février 2007

Bon, faisons fi du mauvais temps et de la morosité mouillée ambiante pour parler chiffons, ça nous fera du bien.

Ce matin,  à la faveur d'une alerte orange brève mais profitable, j'ai été faire un brunch chez des copines, pendant que m'attendait dans ma voiture, bien au chaud, de quoi m'occuper pour le reste de l'après-midi.

Merci qui? Merci Les Couleurs du temps.

Le magasin est situé au bord d'un rond point très fréquenté de Saint-Denis, entre le centre commercial grand-nord ( c'est le nom VIP pour le carrefour du coin), un accès au boulevard Sud, et la zone d'activités de Sainte-Clotilde. Souvent en passant, j'me disais qu'il devait probablement s'agir d'un magasin de peinture... industrielle. En effet, le local est situé dans un hangar qu'il partage véritablement avec une industrie.

C'est en regardant O féminin, une émission dont je vous parlerais sur un autre oreiller, que j'ai en fait découvert qu'il s'agissait d'un commerce d'art décoratif, comme je les adore. Ni une, ni deux, j'y étais dès l'après-midi. L'entrée, un peu camouflée, n'est pas évidente, et le parking un peu petit, mais pour l'instant en adéquation avec la fréquentation du lieu. Une impression d'intimité donc, pour ce local au final très petit, mais pas mal organisé. Habituée des Créa parisiens, on est pas désorienté par l'organisation somme toute habituelle des lieux : comme pour les grandes surfaces, les choses sont rangées par thème en évitant le rayonnage. Moi qui suis une amoureuse des ouvertures en journée continue, je n'ai pu que déplorer la grosse coupure de midi : d'autant plus dommage quand on sait le nombre d'employés désoeuvrés qui finissent à carrefour à l'heure du déjeuner. M'enfin oui, je sais, même les vendeuses elles mangent dès fois. L'éclairage pallie pas mal au manque de lumière du jour et les espaces ont été réfléchit pour éviter les telescopages et l'encombrement. L'étage est, quant-à lui, réservé aux ateliers. Les vendeuses ne sont pas toutes souriantes et on a parfois l'impression de déranger, mais elles sont à coup sûr professionnelles jusqu'au bout des ongles : du modelage au craquelage, elles maîtrisent leur rayon. Parlons-en tiens. La fourniture est variée, surtout au niveau des couleurs, des papiers et des supports à peindre.

Et côté gros sous? Les couleurs du temps est venu soulager une situation difficile. En effet, avant ( bon, ok, avant pour moi c'était il y a 6 ans, quand j'avais que 100 francs en poche pour débrouiller), vous aviez le choix entre deux grandes librairies du centre ville : Gérard et Autrement. Ambiance feutrée pour rayonnage minuscule en matière d'art, et prix excessivement chers. Les couleurs du temps vient donc bouleverser une donne : les Basics, collection incontournable en matière d'acrylique, est aux alentours des 5 euros. Les toiles de taille moyenne flirtent avec les 7 euros et les  papiers A4 entre 0,50 et 1 euro. On trouvera pas mal de livres et d'objets accessoires, comme par exemple des miroirs à peindre, façonnés à l'oriental. Peu de différence entre les prix métropoles et les prix locaux donc. Mais que l'on s'entende bien, il sera toujours moins cher pour la ménagère de moins de 40 ans d'emmener ses mioches à la piscine que de leur faire faire du scrappbooking, il n'y a qu'à regarder les prix des ateliers. Mais en tout état de cause, Les couleurs du temps a rendu plus accessible les loisirs artistiques, pour ne pas dire les a vulgarisé, en y consacrant du temps, du personnel, et un espace. Conclusion, pour faire un cadeau ou pour vous salir les mimines, foncez!

Par Mademoiselle S - Publié dans : Carnet de filles
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Dimanche 25 février 2007

Nous sommes en alerte rouge. Il y a un gros cyclone dans les parages, alors il est interdit de sortir et tout est fermé. Même que demain, j'irai pas travailler.

J'aime bien les temps de cyclone. Qu'on s'entende bien, je n'aime pas particulièrement que certains perdent leur maison ou leurs voitures. C'est plutôt le vent, la force des éléments, et les pluies qui chassent. Un peu comme tous les citadins en mal de rapport avec la nature, j'aime bien quand elle me recadre. Du coup, j'ai choisi de passer ce premier cyclone dans mon nouveau chez moi, seule. Première remarque, il faut une alerte rouge pour que j'ai le temps de m'épiler, de m'hydrater, de cuisiner, et de mettre du vernis. Accessoirement de ranger toute la paperasse administrative et de finir deux bouquins.

Autre remarque, une fois que vous avez fini tout ceci, vous vous ennuyez mortellement. La mauvaise herbe romantique en moi pense à l'agréable qu'aurait été ces deux jours de repos avec un homme. Quand il n'y a plus ni télé, ni même électricité, il est temps de parler. Et quand il faut se coucher à 21 heures, il est temps de se retrouver. Je n'ai même pas à un chat à qui parler.

Par Mademoiselle S - Publié dans : Carnet de Vie
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Samedi 24 février 2007

Je sais, le titre est bidon.

C'est juste que c'est comme les excuses, on sait jamais trop comment présenter ça. Ceci dit la comparaison avec les raisins et les excuses s'arrête ici, puisque je ne compte pas en présenter. C'est juste que j'y ai réfléchi, à la colère. Comme dirait mon professeur préféré de vidéoconférence : Nous sommes heureux d'apprendre que vous avez réflechi, Mademoiselle. Et?

Bref, j'ai piqué une colère Lundi dernier. Hin quoi, ça s'est vu. J'assume mes sentiments et les raisons de la colère. Ceci dit, pourquoi cet arrière-goût de déplacé, de too much?

Certains diront que je suis juste bipolaire. Moi je pense que la colère, surtout comme je l'aime, est plus simplement expliquée quand on la rapporte au nombril. Quand j'étais petite, je piquais des colères monstrueuses lorsque l'on ne me donnait pas ce que je voulais. L'objet du désir. Plus tard, quand j'ai compris qu'il est des choses qu'on ne pouvait pas m'offrir, quand la raison avait assis son règne, j'avais beau me bercer de gentilles morales, je sentais une haine, une colère, un feu dévorant au creux de mon estomac, plus forte que toutes les logiques du monde. Du coup, évidemment,  mon humeur massacrante n'épargnait personne.

Mais si la colère était peut-être une preuve d'amour? Je ne m'emporte que pour ceux que j'aime. Ou ce qui en vaut la peine. On repassera pour l'humanisme, mais je ne saurais jamais me mettre en colère pour les baleines décimées par les chasseurs. Profond dépit, immense dégoût. Mais jamais de colère.

Qui sait, finalement mon mauvais fond est peut-être plus chrétien qu'on le pense. Je ne saurais avoir de colère qu'à la mesure de mon amour. Pour moi même ou pour les autres.

 

Par Mademoiselle S - Publié dans : Carnet de Vie
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Mercredi 21 février 2007

Vous connaissez le truc de " la dernière nuit".  Avec grand plaisir ce soir je vais me faire l'avocate du diable. A peine quelques heures après leur rupture consommée, le garçon de Lilie lui a gentimment proposé de la dépanner, de lui rendre service, de rester amis quoi, en lui accordant gracieusement une dernière nuit. Je pensai que ça ne se voyait que dans les films. Les amants qui se disent au revoir en faisant une dernière fois l'amour. Et pourtant, on dirait que c'est dans l'air du temps.

Moi je suis pour. Comment l'expliquer? Je ne sais. Peut-être parce que les tensions s'apaisent par là. Que laisser parler les corps c'est mieux que laisser les assiettes se briser? Je sais pas. Petite a fait sa timide jusque là, mais je sais que Samedi, quand il viendra récupérer ses affaires...

Puisque rien ne dure au dessus de la ceinture.

Par Mademoiselle S - Publié dans : Carnet de Vie
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